Fwd: Lettre de préoccupation concernant l'émission du 24 octobre 2026

"Nous vous remercions d'abord pour avoir accordé la parole à Frédéric Bérard. L'intervenant a pu mettre de l'avant des arguments pertinents défendant la liberté d'expression d'une députée élue. Certes, nous vous contactons pour adresser le cadrage de l'hôte Denis Lévesque."


À l'attention de l'équipe éditoriale de 98.5FM Montréal,
Je vous contacte au nom de Canadiens Pour la Justice et la Paix au Moyen-Orient, concernant l'entrevue accordée par Frédéric Bérard avec l'animateur Denis Lévesque au sein de l'émission Signé Lévesque, le samedi 24 octobre 2026.
Nous vous remercions d'abord pour avoir accordé la parole à Frédéric Bérard. L'intervenant a pu mettre de l'avant des arguments pertinents défendant la liberté d'expression d'une députée élue. Certes, nous vous contactons pour adresser le cadrage de l'hôte Denis Lévesque.
Tout le long de l'entrevue, Denis Lévesque adopte un cadrage se basant sur des accusations envers le geste de Ruba Ghazal, dont nombreuses sont anciennes. Ce dernier n'a pas hésité pour faire la mention du lien entre le symbolisme du keffieh et le terrorisme, ainsi que la remise en doute du projet de souveraineté de Québec Solidaire en raison de leur idéologie. 
Bérard a bien fait de rappeler à l'hôte que personne n'avait fait une pétition pour la démission de l'ex-premier ministre François Legault lorsqu'il avait exprimé sa solidarité avec l'Ukraine, et que le keffieh est un symbole politique et non religieux. 
Lévesque a mentionné que si l'opinion publique s'oppose à son geste, c'est dû à une infiltration supposée de conflits et enjeux étrangers en politique québécoise. C'est ainsi que Bérard a rappelé que des lobbyistes pro-israéliens de la CIJA étaient également présents à l'assermentation du premier ministre et que cela n'est pas complètement étranger, en raison des investissements de la CDPQ dans des compagnies ayant des liens avec Israël.
L'invitation de Frédéric Bérard a permis à votre audience d'avoir eu une exposition à une position qui défend Ruba Ghazal, alors qu'elle est dans un contexte qui lui fait subir un traitement défavorable et injuste de la part des grands médias. 
Bien que les journalistes aient leur droit d'expression, le cadrage à adopter est primordial, les valeurs d'équité et d'impartialité relèvent du devoir journalistique.  Nous insistons à ce que de futures entrevues et émissions couvrant le sujet du Moyen-Orient aient un cadrage plus juste, particulièrement lorsqu'on considère qu'un journaliste tel que Denis Lévesque est un journaliste respecté de carrière. 
Cordialement,
Hassan El-Khansa, analyste médiatique bénévole